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26 Jan

Bonjour à toutes et à tous,

Je suis navrée de ce silence depuis octobre (ciel que c’est vieux) mais j’ai eu un début d’année universitaire difficile. Mon oncle est décédé de son cancer le 13 septembre 2013. Après 8 ans de batailles, d’années pleines de santé et de cruelles rechutes, mon oncle est parti. Cette perte a été très difficile pour moi. C’est la première fois que je perdais quelqu’un de proche, sans l’avoir réellement connu. En effet, mon oncle était un patissier globe-trotteur, tout d’abord Londres, dont il est descendu en catastrophe à ma naissance. Puis le Japon, le Koweit, les Phillipines et enfin l’Autralie, où il a fondé une famille et plusieurs restaurants. Avec tous ses voyages, je n’ai pas vraiment eu le temps de le connaître, ce n’est qu’en vivant chez mes grands parents paternels que j’ai pu un peu le voir. Mais avec GEA et ma nouvelle vie de citadine, j’avais d’autres préoccupations. Je regrette cruellement que ni l’un ni l’autre n’ayons pris le temps de nous connaître. Tout ce que je sais de mon oncle c’est par la famille, par ses amis. Ça a été très dur, de voir la vie se rompre, comme si le sol sous mes pieds c’était dérober, moi petit lapin candide, j’ai perdu mon innocence. Nous ne sommes pas éternels.

J’ai ensuite eu mes cours à gérer, ma vie parisienne (nom d’Odin qu’il fait triste ici !), ma vie de couple (faut réellement être maso pour vouloir vivre à 2). En novembre à eu lieu la dispersion des cendres de mon oncle (les problèmes administratifs France-Australie et le besoin de mes grands parents de faire quand même leur voyage automnal). Je pense que cette cérémonie a été un des jours les plus difficiles de ma vie. Outre mon adorable famille et ses supers actions (je passe là dessus car c’était réellement méchant et je suis bien contente d’être partie), la cérémonie s’est faite un samedi avec quelques éclaircies mais grise. Mon grand-père a parlé des derniers jours de mon oncle, de sa force la veille de sa mort de se tenir à son fauteuil roulant pour jouer au foot avec son petit bout. De ses projets qu’il avait encore, car il pensait que ce n’était qu’une rechute un peu plus virulente que les autres, à moins que ce n’était pour rassurer ses parents, sachant que la mort était là.

Ensuite un de ses amis est venu est à parler de la passion de mon oncle pour la patisserie, de son désir de faire plaisir et de son attention pour les gens. Mon oncle n’a jamais oublié mon anniversaire même a des milliers de km. Mon père a lu un poème célèbre. Puis ce fut mon tour. Malgré tout ce que j’ai appris dans mes études, je n’ai pas décoller les yeux de ma feuille et j’ai lu le texte que je lui avait écrit :

Mon oncle, ce super héros

Au commencement du monde, il n’y avait rien, puis vinrent les dieux. L’une de ces divinités, Frigga, commença a tisser le Wyrd, qui est composé des fils de vies de chacun d’entre nous. Lorsque la déesse reine d’Astard entrepris de tisser les fils du destin de Stephane, elle lui donna la passion, pour créer des pâtisseries qui ont fait fondre le coeur des plus durs, refléter nos âmes au travers les miroirs de chocolat et mis du sucre pétillant dans nos vies. Elle lui donna aussi la jovialité, ce qui permis a nombre d’entre nous de profiter de son sourire et de son humour. Elle lui donna aussi la persévérance et le courage. Les liens qui nous liaient à Stephane étaient divers, amitié, travail et pour la plus part, les liens du sang.

Dans notre vie, nous cherchons souvent une entité à la quelle nous raccrocher, une personne a qui se confier en cas de doute, un super héros pour nous protéger. Personnellement je l’ai rencontrée, cet héros c’est mon oncle. C’est sa persévérance et son courage qui nous ont prouvé que nous n’avons pas besoin d’avoir une super armure ou un marteau magique. Il faut juste croire en nos rêves et nous battre.

Le 13 septembre dernier, Stephane a décider de prendre une route au pavé jaune que nous ne pouvons pas emprunter avec lui. Mais avant de prendre ce chemin, Stephane a chaussé les souliers de la méchante sorcière de l’ouest qui l’effrayait tant étant enfant. Il savait que pour rentrer chez lui, il ne lui restait qu’à claquer 3 fois des talons. Et c’est ce qu’il fit. En effet, même s’il n’est pas physiquement là, il a rejoint la plus belle des demeures celle de nos coeurs.

Je n’ai pas pu m’empêcher de mettre du païen, ça fait parti de moi et je voulais lui rendre un hommage une dernière fois. J’ai ensuite du participer à la dispersion des cendres. J’aurai aimé que l’on me prévienne que ce ne serait pas comme dans les films avec une éclaircie et tout simplement des cendres fines. Non, ça ressemble plus à des billes de polystyrène noires et blanches, c’était tout ce qu’il restait de lui, juste des cendres.

Je suis rentrée à Paris et j’ai continué à vivre, enfin j’ai fait semblant de vivre. Entre le décès de mon oncle, les disputes continuelles avec mon ex-petit ami, la pression de l’école, je n’existais plus. J’essayais de me passionner pour les choses, avec mon humeur j’ai même perdue une amie qui comptait beaucoup pour moi. Je me suis empâté dans la tristesse. Je n’avais plus envie d’avancer. Avancer pour quoi ?! La fin sera la même qu’on se bat ou pas. Mon paganisme, qui n’a jamais été folichon avoue on le, est tombé à zéro. J’étais un zombie. Le reste n’a pas été plus simple, j’ai eu des problèmes de santé, de poids et au beau milieu de mes partiels non révisés, mon couple s’est brisé.

Je me retrouve donc en ce début d’année, dans une ville où je n’ai encore rien visité, sans amis, à vivre avec mon ex, mes parents qui me demande de revenir pour faire une licence banque et assurance. Et j’ai perdu mes papiers d’identités cette semaine, j’avoue être un peu au bout du rouleau.

Mais j’ai décider de me reprendre, j’ai obtenu une place à la Sorbonne, je vais pas la lâcher comme ça vous allez voir. Je « suis » la formation niveau 2 de Demoizelle étrange, mais je vais me bouger. J’ai repris le Yoga, ce qui me fait un bien fou. Mes cours d’histoire sont super intéressant donc je m’accroche, c’est la seule chose qui semble avoir un sens en ce moment. Le voyage pour Londres est annulé, qu’à cela ne tienne on le fera plus tard et cette semaine on va au ciné. Bref je me bouge !

Je pense que l’épreuve du décès de mon oncle m’a certes mis dans une période de remise en question flasque, mais quand je commence à rechuter je pense à mon oncle (et je fais de la patisserie, ok ça arrange pas mon tour de taille) et je me dis qu’il me mettrait un bon coup de pompe dans le derrière.

Donc Monde, me revoilà plus forte qu’hier et ça va déménager.

Mon père à un très bon dicton « La vie c’est chuter 9 fois, se relever 10 ». Je vais me relever, prendre ma vie en main, devenir la païenne que j’ai toujours rêver, avoir un poste de professeur-chercheur d’Histoire et tout simplement vivre et non sur-vivre dans la peur de demain.

« Hier était l’histoiredemain sera un mystèreaujourdhui est uncadeau, c’est pour cela qu’on l’appelle « présent« .  » Jdan Noritiov

Je vous remercie d’être là. Ainsi soit-il.

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Publié par le 26 janvier 2014 dans Petites news

 

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