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Faire un choix et l’assumer

08 Avr

     Depuis ma plus tendre enfance, mon entourage ne m’a jamais laisser faire mes propres choix. Mes amies, enfin si on peut appeler ça des amies, me manipulaient afin que je leurs offre mes affaires, que je leurs paient quelque chose, que j’aime les mêmes choses qu’elles ou que j’exécute leurs moindres souhaits, alors que je ne voulais qu’être apprécier de mes pairs. Mes petits amis, plutôt des hommes en mal de sexe qui avait trouvé en moi en bon dévidoir, me faisaient faire ce qu’ils voulaient, moi restant pendu à leurs basques en manque d’amour et de considération. Ma famille qui critique la société entière et les membres de leurs propres chairs par derrière, m’ont influencés et mis dans la spirale infernale du négativisme et du faux-semblant. Et enfin mes parents, je pense que l’on peut leurs donner la palme d’or. Mes choix n’avaient aucune importance, le credo était « Tait-toi et fait ce que l’on te dit sinon tu vas t’en prendre une ». Je n’ai jamais choisi mes sports, ni mes études. J’ai fini par être, à mon avis, une personne insipide, colérique, égoïste, sans personnalité, sans goût, s’adaptant à son environnement afin de coller aux autres, mais tout en restant fausse.

     Mais cette année je me suis révoltée.

Le sport : 
Au début de l’année civile,  mon père, ancien footballeur américain, avait oui-dire qu’il y avait une cession fille pour le football américain à Grenoble. Et il s’était mis en tête que j’allais mettre des épaulières, un casque, courir avec un ballon entre les mains et affronter des filles deux fois plus lourdes que moi. J’avais durant l’été précédent découvert la Tribal Fusion (article à venir), et j’avais trouvé au même moment un cour de danse de Tribal Fusion. L’inscription chiffrant aux alentours de 200 euros, j’en ai discuter avec mes parents. ERREUR FATALE ! Mon père s’est mis en boule et à refuser tout simplement, lui qui me tannait depuis des mois à faire un sport et des années à trouver quelque chose qui me plaisait, mais qui sous-entendu devait aussi lui plaire. Et bien non, j’ai fait ce que j’avais envie de faire. Je suis épanouie dans le club où je pratique et j’ai rencontrée des personnes qui avaient les mêmes passions que moi, dont le paganisme. Mon père m’encourage maintenant à aller à la danse et viendra même à mes trois gala.
      Cette première décision a été mon premier choix, et j’en suis très fière.

Tribal Fusion

Les études :
      Pour mes parents, je suis quelqu’un d’intellectuel. J’ai été obligée de finir le collège, de redoubler ma troisième pour leur simple plaisir et de me pousser dans une voie qui n’était pas la mienne. En seconde, ma famille m’avait tellement pourri sur la filière L, « tu ne fera rien de ta vie », « tu sera au chômage », « y’a que les loosers qui partent en L »… que je n’ai même pas songé à aller en L. Vu mon petit niveau, je me suis dit « Pas de prise de risque, on va faire STG, et être pénarde pendant 2 ans ». Je me suis bien dirigée vu que j’ai adorée cette formation, et étant première de ma classe, mon estime de moi-même été remontée. A la fin du bac, je m’inscrit, confiante, à GEA … PUTAIN ! MAIS QUELLE IDÉE DE MERDE ! Je me suis retrouvée avec des gens imbus de leurs personnes, sclérosés et riches. Mes notes se sont effondrées tout comme mon moral, mais poussée par ma famille je n’ai jamais songé à changer sérieusement d’orientation de peur de me fâcher avec eux. Je redouble ma première année, je la valide et je vais un stage qui me pousse dans la dépression. Mon père au lieu de me soutenir, de me retirer de l’école qui faisait souffrir son unique fille depuis 2 ans n’a songer qu’à une seule chose me menacer et hurler, il ne faudrait pas salir l’honneur de la famille. Aller on continue GEA, malgré le fait que les études ne me plaisent pas et me mettent dans un état de passivité qui gavent mes camarades de classe et surtout ceux avec qui je travaille. La semaine dernière, j’ai passée le GEA Dating, en gros on passe des entretiens devant des professionnels. Bavarde comme toujours, je papote tranquillement avec mes interlocuteurs et là le verdict est tombé « Mademoiselle, vous nous parler de l’art, de la créativité, mais pas de la comptabilité, ce n’est pas fait pour vous, vous allez vous ennuyiez ! Changer de voie ! » Ce weekend j’étais chez mes parents, et le sujet des licences est encore venu sur le tapis. Le samedi soir, ma mère vient dans ma chambre et je lui expose le problème :
« Je n’aime pas GEA, je n’aime plus la gestion, je change d’orientation »
– « Mais Freya, tu n’as aucune idée de ce que tu veux faire »
« Tu m’avais dis que je pourrai me faire un break d’un an »
« Qu’a l’étranger » (oui chez-moi on pose les conditions après t’avoir fait rêver, comme ça tu cède)
« Et tu pense que je vais lâcher l’homme le plus parfait que j’ai rencontrée ? Tu rêve ! ».
     Bref mon père arrivant, la conversation est close. Dans mon lit je réfléchis, « Qu’est ce que j’aime faire ? » : La cuisine et la pâtisserie -> horaires de merde, retourner en cours avec des gamins de 16 ans (je les supportes pas à 20 donc à 16 il va y avoir des morts), selon mon cycle l’odeur et la texture de la nourriture me donne la nausée-> c’est mort. Je réfléchit, je réfléchit et je me demande « Qu’est ce que tu as aimer cette semaine ? » Réflexion intense … l’expression ! Enfin Histoire ! Et là flash-back, j’ai toujours aimée l’histoire, ma mère avait tenté quelques approches pour me faire faire des études d’histoire, mais à l’obtention de mon bac le deal été clair (posé par mon père bien sur)  » Pas d’Histoire, pas d’Histoire de l’Art, pas de Psycho ! » OKAY ! ça limite les possibilités. Mes notes en histoire ont toujours été excellente et je me suis toujours fait plaisir. Et bien voilà que dans mon lit, je me décide, DUT ou pas DUT en poche, l’an prochain ce sera Histoire et à Paris pour rejoindre l’homme qui en un mois m’a plus soutenu que mon père en 22 ans. C’est la deuxième fois que je sens mon cœur s’apaiser depuis que je suis rentrée à GEA (la première c’est quand je me suis faite arrêter par des psychologues qui ont affirmer qu’un internement en HP me serait bénéfique, ce qui a été refusé par mon père). Je regarde les licences d’Histoire, la Sorbonne (j’avoue que la compétitivité de GEA et de mon père m’a un peu déteins dessus). Inscription clause ? Qu’as cela ne tienne j’enverrai tout de même des dossiers. Dossiers refusés ? Je bosserai pendant un an, même entant que caissière mais je vivrais ! Mais rien été joué, j’ai souvent échafaudé des plans d’évasion sans les mettre en application et je suis restée dans cette cage dorée, qui même faite d’or et d’argent reste une cage. Le lendemain, dans la voiture, mon père remet sur le tapis, les licences.
« Tu as choisit une licence pour l’an prochain ? »
« Oui ! »
« Et quoi ? »
« Histoire à Paris »
« QUOI ! Tu vas tout plantée pour un mec que tu connais depuis 6 semaines ? (C’est 4 demain mais c’est pas grave) Tu vas tout reprendre à zéro ! C’est hors de question ! Si tu vais ça je te coupe les vivres ! Tu me déçoit beaucoup Freya ! (encore une technique à mon père me faire culpabilisé, mais non mon petit papa, ça marche plus tu m’a fait trop mal !) Tu est vraiment sure de vouloir faire ça ?
« Oui ! »
« J’envoie la lettre de résiliation de ton appartement demain, début juillet tu te débrouille toute seule, on est bien d’accord ? Je ne cautionnerai pas tes idées débiles ! Tant qu’il y a l’argent de papa-maman ça va mais sans tu fera comment hein ? (Autre technique fabuleuse de mon père et de ma famille en règle générale, l’argent. Et bien non, je me met en danger, tant pis pour le confort, si je peux vivre avec l’homme que j’aime, même que pour quelques mois, je serais heureuse car je serai libre.)
« Oui ! »
« La discussion est close mais tu me déçoit beaucoup Freya » (je te déçoit toujours papa, car tu ne me laisse pas être moi, je devrais être celle que tu as rêvé, mais non je ne suis pas parfaite et à ton unique service)

     C’est le deuxième choix de ma vie et pas des moindres et je suis fière de moi, d’avoir tenu tête à l’homme qui me fait le plus pleurer, qui me fait le plus mal et que me fait peur.

     J’ai terminée difficilement mon année, mais j’ai validé mon diplôme. J’ai postulé à Paris I Panthéon-Sorbonne et j’ai été reçue pour une licence d’histoire. J’ai donc aujourd’hui déménagé sur Paris pour vivre avec mon compagnon. Actuellement, nous « squattons » chez un ami le temps de trouver un logement. Je me sens beaucoup plus libre, tout en ayant de nouvelles responsabilités et contraintes, mais je suis heureuse de grandir et de m’épanouir même si parfois c’est difficile et douloureux.

Laptop in classic library

     Pour conclure, je vous direz que peut importe ce que la société ou votre entourage vous dit, c’est votre vie, votre destin, personne n’a à décider pour vous ! Le confort matériel, je sais bien qu’il est difficile à quitter, mais personnellement, je prefere être dans la merde, faire de petits boulots, mais être libre, plutôt que le fantasme d’un père, une petite fille parfaite.

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3 Commentaires

Publié par le 8 avril 2013 dans Petites news

 

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3 réponses à “Faire un choix et l’assumer

  1. Malice

    9 avril 2013 at 12:13

    Merci beaucoup pour ce message Freya, ça fait un p’tit moment que je surveille ton blog et ce que tu dis me parle beaucoup (parce qu’on a presque le même age et qu’on est dans la même situtation) je t’encourage dans ta liberté de choix ! Je te comprends, récement j’ai laissé tomber la fac pour m’orienter dans un truc complètement différents et je n’ai du qu’à l’intervention de ma mère pour ne pas me retrouver à la porte avec un « débrouille toi t’es folles » de mon père…

    Bref je te soutient =D

     
  2. carabosse

    1 mai 2013 at 13:40

    bon courage, garde le bon cap malgré les obstacles!!

     

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